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Questionnaire

 Lo Barnaton de Chazerat o la farça de los Seichalaires
(conté par Etienne Coudert)

C'est la farce que les gens de Seychalles ont fait au surintendant d'Auvergne, M. de Chazerat. Il habitait dans un petit château de Versailles, à Ligonne. Elle se situe avant la révolution française, il y avait peut-être alors à l'époque des véléités de révolte.
C'est une forme plus moderne de contes, proche de la légende car se basant sur des faits historiques.
Cette histoire a été racontée par les vieux de Lezoux, Seychalles et Orléat. Claudius Coudert (père d'Etienne), la savait, et M. Beauger, hongreur de Seychalles, la conta en Oc. Justin Geneix, d'Orléat, argumentait énormément avec des choses de transmission orale sur la période révolutionnaire, qui lui fût contée par le vieux Nanne Fin Bonnaire - une vraie mine de savoir.

Pour la suite, il y a deux versions :
        Une, simplificatrice, qui dit que de Chazerat ne voulut pas rendre les "papiers" féodaux pendants les nuits d'Août 89 et qu'il mit ses chiens derrière ceux qui étaient allés les chercher. Alors, ils brûlèrent le château et il n'en reste que les ruines... et les souches des peupliers de l'attentat manqué à Brioux.
        Le père Justin Geneix, parait-il, racontait plutôt que le De Chazerat n'était pas un mauvais homme, qu'il fût le premier maire de Lezoux, et qu'il ne s'en alla comme émigré qu'au moment de la terreur de 93, quand la "Femme d'Ambert" descendit de sa montagne pour convertir les Lezoviens et les Orléatois à sa volonté de Salut Public, quand on chassait tous les nobles et même les pauvres diables qui ne leur voulaient pas assez de mal !
A partir de ce moment-là, le château de Ligonne servit de carrière. Beaucoup de pièces sculptées en volvic ou de pierres de Rocard en proviennent, dans les maisons actuelles des environs. Ainsi que les statues qui se trouvent encore au "Pont des Moulins", sur la route de Clermont, voire au cimetière d'Orléat.

Le Rèi-Barnat ou Bernachou/Barnaton, ou Rèi-Petit, c'est un roitelet.
La pierre de Rocard, c'est du grès de Ravel, car le lieu-dit où se situe la carrière est le Rocard.
La consure du char, vers Lezoux, c’est la "colonne vertébrale" du char à quatre roues sur laquelle on place le "banc de char" où on met cuveaux et "bacholles " le jour des vendanges.
A Orléat, les Rudel du Miral ont joué un rôle considérable pendant la Révolution, ont été Maire, et député à l’Assemblée Nationale et sont enterrés dans l’église.
mansa = gaucha : à gauche
charlèdes : ridelles ; lit du char qu’on enlève pour tonneaux et cuves
rale = rare : rare, selon les localités
pègue : souche ; pied de l’arbre une fois abattu ; racines résiduelles