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L'òme de la nuèit

(conté par Didier Huguet)

Ce n'est pas à proprement parler une légende, mais plutôt une 'peur', une sorte d'histoire fantastique. A propos des récits de peur, un proverbe du Couseran dit « Ici on ne croit pas, on craint. »

D. Huguet la tient de ses tantes (férues de ce genre d'histoires). Elle vient donc de la région de Murat. 

Ce meneur de la nuit est à rapprocher de "chasseur de la nuit" d'Henri Pourratet du "chasseur noir" de Camille Audigier. Il rappelle aussi ce mystérieux "Grand Veneur" qui, certaines nuits, fend le ciel du Carladez avec sa meute de molosses et son cortège de damnés (cf n° 23 et 24 de Monde en òc).
Ici, elle parle de celui qui fait venir la nuit. L'avènement du Christianisme l'a-t-il transformé en diable ? On y utilise un rituel de désenvoûtement, de la sorcellerie ; on efface le temps. La voisine s'y connaît en 'fusica', c'est-à-dire dans le paranormal et la sorcellerie. Elle rappelle aussi qu'il faut fermer sa porte la nuit.


Amélie est proche de tomber dans les rastels, c'est-à-dire les râteaux (dans les pommes en français).

Sarrar sa pòrta
vient de sarrai, la serrure. On dit aussi parfois barrar, souvenir du temps où les portes se fermaient par des barres.